Algérie
L'Algérie et le cinéma se sont inscrits à mon emploi du temps de la semaine.
Dimanche soir j'ai suivi à la télévision le film "Indigènes" sur le combat des troupes d'Afrique du Nord et d'Afrique noire pour libérer la France de 1943 à 1945.
J'ai vu lundi le film de Xavier Beauvois "Des hommes et des dieux" sur les moines de Tibhirine.
J'ai écouté une interview d'Henry Quinson à ce propos mardi.
Aujourd'hui je suis allé voir le film "Hors la loi" de Rachid Bouchareb à propos de la guerre d'Algérie, à laquelle j'ai participé contre mon gré comme la plupart des jeunes de ma génération.
J'ai essayé alors autant que je l'ai pu d'empêcher ceux dont j'étais responsable d'avoir des attitudes violentes et des propos racistes, mais la guerre (bien qu'on employait le terme "pacification") vous place parfois sous l'autorité de chefs qui n'ont pas cette même règle de conduite.
Je m'explique mal après avoir vu "Hors la loi" la polémique qui a éclaté avant même la sortie du film et la trouve totalement injustifiée. Le massacre des Algériens à Sétif en 1945 est hélas une réalité historique. Le parcours des trois frères n'est pas idéalisé.
Je comprends bien que des pieds-noirs soient nostalgiques du pays où ils sont nés, mais on ne peut nier que l'injustice écrasait particulièrement les "indigènes" et que c'est là la raison principale de leur révolte.
A mes yeux, la France "patrie des droits de l'Homme et du citoyen" ne fut malheureusement pas à la hauteur de la devise qu'elle inscrit au fronton de ses mairies.