Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés...
dessin de Plantu.
_
Devant les événements qui secouent la classe politique française et les réactions en chaîne de ces derniers jours, j'ai relu la fable de Jean de La Fontaine.
Peut-être vous reste-t-il un souvenir scolaire de cette sagesse transmise par le fabuliste.
Rappelez-vous :
Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre conscience.
...
Peut-on espérer que le remède concocté par nos politiques ne se limitera pas à sanctionner uniquement "ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal"? Et qu'il en ressortira un mieux pour nos institutions?