Dépendance
J'ai vu fleurir en début d'année dans mon quartier des affichages qui annoncaient les thèmes qui serviront à convaincre l'électeur de l'élection présidentielle.
Depuis plusieurs années les organisations syndicales de salariés ont élaboré des projets pour ajouter aux quatre branches de la Sécurité sociale (la maladie, la famille, les accidents du travail et les retraites) une cinquième branche concernant la perte d'autonomie des personnes âgées.
Le vieillissement important de la population française rend plus évident cet objectif de progrès social : attribuer à ceux qui sont frappés d'une déficience physique, sensorielle, mentale ou psychique une aide : la compensation personnalisée pour l'autonomie.
Le "reste à charge" des dépenses de santé est trop important pour beaucoup de salariés modestes.
Dans le cas de la dépendance c'est encore plus vrai.
Or, très récemment, ce projet a sombré dans un silence généralisé.
Voir article du Monde du 5 septembre 2011 : Le discret enterrement de la réforme de la dépendance.
Les organisations syndicales des retraités manifestent aujourd'hui à Paris et dans les préfectures contre l'abandon de ce projet sans cesse reporté, victime - comme d'autres progrès sociaux - de la voracité et des imprudences du monde de la finance.
"La République qui protège" oublie les plus humbles de ses membres.
Seules les très hautes catégories sociales voient les écarts se creuser à leur avantage.