Encore un petit effort, svp
On vit une époque formidable !
Le chômage frappe autour de nous des gens simples qui ont peu d'espoir de retrouver du travail, compte tenu de leurs relations dans le monde.
Tel n'est pas le cas de membres des familles de nos dirigeants qui occupent les postes dorés, dont l'attribution n'est due qu'à leur mérite bien sûr.
Prenez, par exemple, Mme Bachelot qui défend, avec la même vigueur que le sport, son budget de la Sécurité Sociale.
Son fils Pierre, 41 ans, est chargé de mission au poste de “responsable de plaidoyer de la santé dans toutes les politiques publiques” à l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (Inpes), comme l'y prédisposait des études à l’Institut supérieur des Arts de Paris.
http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/polemique-autour-de-la-nomination-76264
Déjà en janvier 2008 le Canard enchaîné avait révélé que Pierre bénéficiait d'un appartement de la ville de Paris donnant sur le Parc André-Citroën, 80 m2 pour un loyer de 800 Euros mensuels (pour Paris c'est pas cher).
Autre exemple, Mme Woerth, la femme du Ministre qui s'occupe de nos retraites. J'apprends qu'elle gérait depuis 2007 la fortune de Mme Bettencourt, la femme la plus riche de France. Que raconte Eric ? "Le rôle de ma femme, c'est de proposer des placements dans le cadre de la loi." Formidable, aucun rapport bien sûr avec le poste du mari. C'est pur hasard si elle a été recrutée.
Sa démission de ce poste serait incessante. Elle a pour fonction - je pense - de faire en sorte que ses riches clients paient légalement le moins d'impôts possible grâce à ses conseils avisés sur les "niches fiscales". Son mari a-t-il un ministère compatible avec cela ?
Tout comme l'exemplarité de certain(e)s de nos ministres sexagénaires qui doivent renoncer au cumul de leur retraite avec leur salaire ministériel. Deux seulement je crois avaient renoncé spontanément à ce cumul dès leur entrée en fonction.
Un exemple encore : les frais de cigares de Christian Blanc sur le budget de l'Etat en moins d'un an. Aurait-il remboursé 3.500 euros si cela n'avait été publié. Et les 8.500 autres euros, partis en fumée ?
Sans doute n'y a-t-il rien d'illégal, au sens propre, mais si tout cela n'était pas révélé au menu peuple qui, lui, paie plein pot la crise, l'éthique ne semblerait pas une préoccupation majeure de nos élus.
Alors, SVP, encore un petit effort d'exemplarité de tous ceux qui prétendent servir la France et nous représenter, quel que soit le parti.
C'est la fête de la musique aujourd'hui :
"Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur"