Merci quand même !

Publié le par Papy Jean

Haïti, malgré sa pauvreté, est aussi terre d'artistes.
Ils puisent dans la vie quotidienne leur inspiration.

Ici  c'est "la quête de l'eau" (Myrtha Hall).


myrtha_eau.jpg

La poésie haïtienne à travers ses tenants de l'école indigéniste a dénoncé l'exploitation des pays riches sur leur économie.
Ecoutez Emile Roumer (1903-1988) :




Vous avez ravagé fruits, lambourdes et fleurs
depuis noix, corossols jusqu'aux oranges aigres ;
tandis qu'en vos jardins rose, oeillet, staphysaigre
charment les yeux, merci pour la tonte coiffeurs !

Merci pour les dollars dont nous sentons l'odeur
mais qu'au léger de main vos poches réintègrent,
en quarante-cinq ans l'esclavage des nègres
vous a donné profits et plaisirs sans douleurs.

Merci pour notre sol ravagé, les compères
qui pour notre bonheur s'emparent de nos terres,
merci pour votre usure, effroyables békés.

Merci pour nos enfants déguenillés et blêmes,
merci pour tous ces maux et quand vous extorquez
le montant de vos prêts, merci, merci quand même !



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Publié dans Poésie

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N
<br /> Christophe Colomb ne reconnaitrait pas la terre où il a abordé! Tout d'un paradis et pourtant l'enfer pour une majorité de la population!<br /> <br /> <br />
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N
<br /> Christophe Colomb ne reconnaitrait pas la terre où il a abordé! Tout d'un paradis et pourtant l'enfer pour une majorité de la population!<br /> <br /> <br />
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R
<br /> Parfois, je me dis que ce sont les descendants des blancs qui devraient être si honteux pour ce qu'ont fait leurs ancêtres, qu'ils ne devraient avoir de cesse d'essayer de réparer du mieux<br /> possible... avec tout ce qu'ils ont pris au fur et à mesure de leur expansion, ce sont eux qui devraient payer et payer encore...et pour pas mal de peuples sur la terre..<br /> Je t'embrasse Jean <br /> <br /> <br />
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L
<br /> Une poésie qui nous laisse un goût amer. Comment peut-on déposséder ainsi des êtres humains de leurs terres, de leurs biens, de leurs cultures ? C'est quelque chose que je n'ai jamais compris ! Et<br /> malgré ce que nous savons, par nos moyens dits "modernes", nous continuons. Evidemment, nous, ce n'est pas toi, ce n'est pas moi, ni le commun des mortels, tu le comprendras bien Papy-Jean. Toutes<br /> ces effroyables tragédies me touchent beaucoup car ce sont toujours les plus pauvres qui les subissent.<br /> <br /> <br />
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M
<br /> un cri de révolte et de douleur à la hauteur des catastrophes qui ont frappé cette île victime de l'ostracisme des nations qui ne lui ont jamais pardonné son origine<br /> <br /> <br />
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