Merci quand même !
Haïti, malgré sa pauvreté, est aussi terre d'artistes.
Ils puisent dans la vie quotidienne leur inspiration.
Ici c'est "la quête de l'eau" (Myrtha Hall).

La poésie haïtienne à travers ses tenants de l'école indigéniste a dénoncé l'exploitation des pays riches sur leur économie.
Ecoutez Emile Roumer (1903-1988) :
Vous avez ravagé fruits, lambourdes et fleurs
depuis noix, corossols jusqu'aux oranges aigres ;
tandis qu'en vos jardins rose, oeillet, staphysaigre
charment les yeux, merci pour la tonte coiffeurs !
Merci pour les dollars dont nous sentons l'odeur
mais qu'au léger de main vos poches réintègrent,
en quarante-cinq ans l'esclavage des nègres
vous a donné profits et plaisirs sans douleurs.
Merci pour notre sol ravagé, les compères
qui pour notre bonheur s'emparent de nos terres,
merci pour votre usure, effroyables békés.
Merci pour nos enfants déguenillés et blêmes,
merci pour tous ces maux et quand vous extorquez
le montant de vos prêts, merci, merci quand même !
Ils puisent dans la vie quotidienne leur inspiration.
Ici c'est "la quête de l'eau" (Myrtha Hall).

La poésie haïtienne à travers ses tenants de l'école indigéniste a dénoncé l'exploitation des pays riches sur leur économie.
Ecoutez Emile Roumer (1903-1988) :
Vous avez ravagé fruits, lambourdes et fleurs
depuis noix, corossols jusqu'aux oranges aigres ;
tandis qu'en vos jardins rose, oeillet, staphysaigre
charment les yeux, merci pour la tonte coiffeurs !
Merci pour les dollars dont nous sentons l'odeur
mais qu'au léger de main vos poches réintègrent,
en quarante-cinq ans l'esclavage des nègres
vous a donné profits et plaisirs sans douleurs.
Merci pour notre sol ravagé, les compères
qui pour notre bonheur s'emparent de nos terres,
merci pour votre usure, effroyables békés.
Merci pour nos enfants déguenillés et blêmes,
merci pour tous ces maux et quand vous extorquez
le montant de vos prêts, merci, merci quand même !
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