Message aux Français ?

(image empruntée à rue89.com)
Le nouveau secrétaire d'Etat à la Fonction publique, Georges Tron, se retrouve dans les colonnes du «Canard Enchaîné».
Le député UMP de l'Essonne continue de louer un appartement de 118 mètres carrés payés 1.200 euros par mois à Paris.
Georges Tron s'était déjà vu reprocher par des élus locaux en décembre 2007 l'utilisation de ce logement, dont l'existence avait été évoquée par un article du Canard Enchaîné, début 2008, lors du scandale immobilier visant Jean-Paul Bolufer, directeur de cabinet de la ministre du Logement.
Georges Tron a contesté les informations du «Canard Enchaîné» de cette semaine :
"Il ne s'agit évidemment pas d'un HLM, mais d'un appartement ILN (Immeuble à Loyer Normal), ce qui signifie qu'il n'y a aucun système de conventionnement, aucun seuil, ni plafond de loyer à l'entrée dans les lieux".
"Le loyer principal du dit appartement se monte à 1.401,88 euros et les charges sont d'un montant de 591,63 euros (loyer février 2010).
Cela laisse clairement apparaître un montant loyer plus charges de 1.993,51 euros mensuel".
Cet appartement de six pièces lui a été attribué en 1992 sur le contingent des logements sociaux de la mairie de Paris, par Jacques Chirac.
Cela peut paraître cher aux provinciaux, mais 6 pièces, 118 m2 rue Mademoiselle, sans être limité par un plafond de ressources, reste un logement social.
Consultez les agences immobiliaires du 15e arrondissement pour comparer le rapport surface/prix .
http://www.annonces-immobilieres.com/129789-immobilier-75015---paris-15eme-arrondissement.htm
C'est en-dessous du prix du marché et cela constitue un avantage non négligeable qui s'apparente pour moi à un privilège.
http://www.dailymotion.com/video/xcp71i_appartement-tron-logement-social-am_news
Qu'un député promu ministre ne sente pas qu'il y a quelque contradiction entre demander un effort à tous les Français et continuer à bénéficier de cet avantage ne prêche pas pour la nécessité de certaines réformes.
Cela voudrait-il dire que, là aussi, "le cap sera maintenu" ?
Un rappel au Président de la République de la promesse qu'il a faite lors d'un discours le 18/12/2006 :
"Je veux, si je suis élu président de la république, que d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid. Parce que le droit à l'hébergement, je vais vous le dire, c'est une obligation humaine. Mes chers amis, comprenez-le bien : si on n'est plus choqués quand quelqu'un n'a pas de toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société où vous voulez que vos enfants vivent en paix qui s'en trouvera remis en cause."