Nuage
L'arrivée au-dessus de la France de l'air contaminé par la catastrophe nucléaire japonaise est programmé pour aujourd'hui ou demain.
Bien sûr plus on s'éloigne de Fukushima, plus la concentration en éléments radioactifs diminue. A leur arrivée au-dessus de la métropole française, les masses d'air contaminé, diluées dans l'atmosphère, auront un niveau de radioactivité "extrêmement bas", sans conséquence pour la santé humaine ou l'environnement. "Environ 10.000 fois moins que le césium mesuré en France le 1er mai 1986", quelques jours après la catastrophe de Tchernobyl, selon le directeur de l'environnement à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).
A cette occasion je dois dire que je ferai plus confiance dans les mesures de la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD) que dans toutes les communications officielles françaises qui se sont jusqu'à présent révélées mensongères après coup, en minimisant systématiquement les risques pour la santé de la population sous prétexte de ne pas vouloir les affoler.
En mai 1986 à la télévision les déclarations de M. Giscard d'Estaing comme du professeur Pellerin (directeur de la Protection contre les rayons ionisants) affirmaient qu'il n'y avait aucun inconvénient sur le plan de la santé publique.
Alain Madelin en charge de la "structure interministérielle d'information sur le nucléaire" disait jouer "carte sur table" pour une totale transparence.
Plus tard, lors d'une opération d'un cancer de la thyroïde, le professeur Jean-Paul Chigot de la Pitié-Salpétrière nous tenait un discours d'un tout autre genre.
En 1969 et 1980 les accidents sérieux arrivés à la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux et plus récemment l'inondation, en décembre 1999, à la centrale du Blayais furent volontairement minimisés (l'évacuation de Bordeaux fut envisagée mais non révélée).
Seules des structures sérieuses, indépendantes du pouvoir, peuvent nous délivrer une information crédible car l'importance du développement de l'énergie nucléaire en France rend cette information "sous contrôle".