Pâques
Après la résurrection : saint Thomas
(Le Caravage)
Au moment où l'Eglise catholique célèbre sa fête la plus importante elle est secouée par les révélations des turpitudes d'un certain nombre de prêtres.
Maintenant l'Eglise catholique de France - dont les prêtres ne relèvent plus seulement du droit canon, mais sont justiciables des tribunaux civils - est aussi concernée par ces révélations.
L'Eglise catholique a connu dans sa longue histoire de graves crises auxquelles elle a survécu.
J'ai trouvé dans mes recherches généalogiques parmi une foule de catholiques, quelques ascendants protestants après 1685 (révocation de l'Edit de Nantes par Louis XIV). Quelques registres de baptêmes protestants sauvés de la destruction m'ont permis de recueillir des noms de ces aïeux qui, courageusement, ont dû vivre des moments très périlleux pour affirmer leur choix d'une foi réprimée.
La Réforme protestante était née des excès et scandales du comportement de certains dignitaires de l'Eglise catholique.
J'ai toujours fait la distinction entre les porteurs du message et le message lui-même et je me dis qu'il fallait que ce message originel soit sacrément fort pour avoir résisté à tous les défauts et les contre-exemples de ceux qui l'ont délivré, y compris jusqu'à ses plus hautes autorités.
L'engagement humanitaire et le franc-parler de quelques messagers comme l'abbé Pierre, mère Térèsa ou soeur Emmanuelle sont pour moi plus efficaces - malgré les libertés qu'ils prenaient avec les règles de l'Eglise - pour rendre le message de celui qu'elle fête aujourd'hui compréhensible par nos contemporains.