Le Paradis (fiscal)
Là aussi "Il serait temps de bouger"
Les banques françaises ont pris la décision d'engager la fermeture de leurs filiales et de leurs succursales dans les paradis fiscaux qui resteront sur la liste dite "grise" de l'OCDE en mars 2010" et qui n'auront pas signé de convention fiscale avec la France, a déclaré François Pérol, vice-président de la Fédération bancaire française (FBF).
BNP Paribas va ainsi quitter le Panama, selon son directeur. La banque française se retirera également des Bahamas, a précisé une porte-parole. Ces deux pays sont les seuls parmi ceux figurant sur la liste "grise" où BNP Paribas possède des implantations, a ajouté la porte-parole.
Plusieurs pays, dont la Suisse et Monaco, ont réussi à sortir de la liste "grise" la semaine dernière en signant des accords bilatéraux de coopération fiscale.
Time to move ?
Depuis leur publication en avril, douze pays dont d'importantes places financières (Suisse, Monaco, Luxembourg...) ont été "blanchis".
"Il se peut que la promesse des banques n'engage à rien. Au rythme où les pays sortent de la liste grise, il n'y aura plus grand monde en mars", affirme à l'AFP Jean Merckaert, du Comité catholique contre la faim et pour le développement.
D'après lui, les banques continueront d'avoir "carte blanche" pour s'implanter dans les pays rayés des listes mais qui n'en demeurent pas moins des paradis fiscaux, comme Monaco ou l'île de Jersey.
Time to move ?
Fin 2008, une trentaine d’établissements français comptabilisaient 160 filiales et 84 succursales dans les pays qui figuraient sur la liste "grise" publiée en avril, selon une enquête de la Commission bancaire.
D'après une enquête d'Alternatives économiques les banques françaises sont "très engagées" dans les centres offshore. BNP Paribas, Crédit Agricole et la Société générale y disposeraient à elles seules de 361 entités.
Les actifs gérés par les banques françaises dans les paradis fiscaux s'élèvent "à plusieurs centaines de milliards d'euros", a estimé sur LCI, François d'Aubert, le M. paradis fiscaux du gouvernement.
Aux termes de la loi de fusion Caisse d'Epargne-Banque Populaire votée en juin, les banques françaises sont déjà tenues de rendre publiques certaines informations sur leurs activités dans les paradis fiscaux. Mais l'arrêté ministériel précisant la nature de cette obligation n'a pas encore été publié.
Time to move ?