Je viens d'un monde disparu (Le confort)

Publié le par Papy Jean


LES ANNÉES 50

A La Roche.

Cette photo c'est la fontaine-source où j'ai toujours vu ma grand-mère paternelle aller puiser de l'eau, jusqu'à son décès en 1968. C'était la seule eau que nous buvions. Elle n'était pas contrôlée, mais je suis sûr qu'il n'y avait ni nitrates ni pesticides. La fontaine était commune aux trois habitations du hameau. Le village n'avait pas l'eau au robinet.

Ma grand-mère allait chercher l'eau à cette source, à 50 mètres de la maison, à l'aide de deux seaux et d'un cercle de bois. On plongeait un seau dans cette fontaine puis le second. Une fois ces seaux remplis et posés à terre on disposait le cercle de bois sur le bord des seaux écartés, les anses touchant l'extérieur du cercle au milieu duquel on se plaçait avant de soulever et porter. Le cercle de bois, maintenu par les anses, empêchait les seaux de venir vous taper dans les jambes et de perdre une partie du contenu en vous arrosant les pieds.


Les coupures d'électricité et les intempéries révèlent combien notre confort nous rend dépendants d'un certain progrès.

Ce qui paraît aujourd'hui une catastrophe lorsqu'il y a une coupure de plusieurs jours  de l'électricité, du téléphone, de la route, était le quotidien de beaucoup dans les villages et hameaux de notre France rurale de ma jeunesse.
Le confort était moindre, le coût de la vie aussi, l'entraide plus fréquente comme le sentiment d'aller vers un progrès continu.

Ce mode de vie n'apparaît guère possible actuellement, encore moins dans les villes, mais il serait nécessaire de chercher comment ne pas être prisonniers de ces évolutions.

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Publié dans Les années 50

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R
coucou , demain je pars pour Digny chercher rémy mon petit fils !!!! je vais penser a toi en passant a Chartres !! bonne soirée
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M
Les gens avaient moins mais étaient plus solidaires, moins refermés sur eux-mêmes. Comment ne pas être prisonniers de ces évolutions ? Je ne sais pas. Ce qui était du bon sens il y a un temps ne l'est plus. Bonne soirée Papy-Jean.
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J
Bonjour mon cher ami. Comment ne pas avoir la nostalgie des temps anciens, lorsque comme nous nous avons connu cette époque qui unissait les gens. Il est vrai que tout n'était pas toujours très facile, mais ce temps à fait de nous ce que nous sommes aujourd'hui, des hommes plus tolérants. Lorsque j'ai quitté le village dans lequel j'ai grandi, l'on venait d'installer les poteaux électriques, on commençait les tranchées pour l'adduction d'eau et l'entreprise qui devait transformer nos routes et nos rues pousiéreuses ou boueuses selon les saisons investisait le bourg. Parfois, en repensant à cette époque merveilleuse, j'ai l'impression qu'elle était au moyen âge et pourtant si proche de nous. Aujourd'hui; inconsciemment d'abord puis volontairement ensuite, nous avons quasiment reconstitué cette époque lointaine. Nous vivons dans la forêt, loin de tout et de tous,longtemps sans EDF, tirant toujours l'eau de notre puits, entourré de nos bêtes et des produits de la nature. Il est vrai que nous avons rajouté quelques éléments modernes à notre tableau, puisque la télé à fait son entrée chez nous ainsi qu'internet à la grande surprise de la forêt et de ses habitants. Je dirai que nous vivons le temps présent en y associant celui plus ancien dont les secrets nous servent au quotidien. Sur ce, mon cher ami je vous laisse à votre journée en laisant notre amitié courrir sur et entre les lignes afin qu'elle arrive jusque sur le rebord de votre fenêtre.
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T
Bonjour, je ne suis pas encore trop habituée et puis je vais un peu sur orange aussi, et merci de la gentillesse, alors là j'ai lu ce beau souvenir, et je vois qu'il y en plein d'autres. Et j'en suis toute heureuse. Peu à peu je vais venir plus ici. Plei d'affection Tanya
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K
Ma grand'mère avait plus de facilité : l'eau c'était à la pompe du village , toute proche de la maison .
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